mardi 8 avril 2014

- "As-tu voté?"

- "Ha!" que je leur répond, parfois suivi d'un "Bin oui!!", ou de "'Mettons!", ou encore de "On va dire!".

Ça ne donnerait rien de constructif de leur expliquer que je n'appartiens pas à leur gang. J'ai déjà essayé souvent mais ça leur semble inconcevable. J'ai finalement compris. Maintenant j'essaie de ne plus perdre mon temps...du moins avec ça, ha!

Tant qu'elle existera, et peu importe ceux qui mènent, leur machine continuera à passer la biosphère au tordeur.

Moi, la machine, je veux la voir disparaître, point.

vendredi 28 mars 2014

Aliments de Civilisation

N'est-ce pas intéressant que les aliments de base de la civilisation soient au coeur des ravages au sein de la biosphère, autant qu'ils sont au coeur des ravages au sein des corps humains...?

mardi 25 mars 2014

Tribalist? - Zot Lynn Szurgot

(Originalement publié ici le 24 décembre 2010. Je republie cet essai. Je trouve que l'auteure frappe le clou drette sur la tête, comme diraient les zanglofuns.)


by Zot Lynn Szurgot

Yeah, tribalist. That's my political perspective. What the hell does that mean? What about Democrat or Socialist or Anarchist or something we already understand as political? Hunh. What about WILD?

Politics are about ways to organize people and resources. Some ways work and some don't. Organizing people into bosses and servants doesn't work, really, and there are better ways to organize ourselves that have been proven workable for very long periods, much longer than any way that involves money. i reject slave-making Earth-raping capitalism that increases overpopulation and bestows the spoils of a conquered Earth upon an elite while the rest of us work for them or starve. i also reject dogmatic Earth-raping communism that increases overpopulation and bestows the spoils of a conquered Earth upon all humans equally. Both systems are made up from only the surface, intellectual part of the mind, thought up very recently, and are pasted onto social relations whether they work for the way people actually are or not. Turns out they don't work, neither of them, and we blame "human nature" instead of bad system design.
If we look closer at human nature we find that the conceit of being born with a "blank slate" is wishful thinking. We are deeply enmeshed animals with amazing interconnectedness and built-in expectations and capabilities.
Some of these expectations are thwarted when we live in hierarchies instead of the ways that evolved with us, so we feel cheated and incompleted, with inchoate longings. Yet this is not our existential No Exit fate, but merely the side effect of living within unworkable social structures.
Bees have hives, a social structure that works for them, that evolved along with them, that was the profoundly functional gift of natural selection. Whales have pods, a social structure that works for them, that evolved along with them, that was the profoundly functional gift of natural selection. Wolves have packs, fish have schools, swans have monogamous lifelong pair-bonding, and all of these are social structures that works for them, that evolved along with them, that was the profoundly functional gift of natural selection.
None of this surprises or insults anybody, nor does anybody think of these as hopelessly outdated, nor associates them with any one particular technological level.
Yet when i point out that humans have a social structure that works for us, that evolved along with us, that is the profoundly functional gift of natural selection that works for the way people actually are, they don't even know what i mean. When i reveal that it's the tribe, and diverse in its forms and adaptations, they scoff and tell me it's unworkable, backwards, and make fun of me as if i want to "give up" this or that and "go back" to "living in caves". Sigh.
i rarely gey far enough to point out the howling desperate poverty of wage-slaves starving for support, understanding, expression, security, human connection, health care, belonging, and other essentials more important than gadgets (which we can also have, dammit), or to contrast that with the measurably lower stress levels (including hundreds of trackable illnesses caused or worsened by stress) experienced by those few who still live in traditional tribal ways. Oh, and those few among us also work many fewer hours per week, sing more, dance more, make more art, and never die of addiction, build prisons of torture, or "go postal".
For three million years all of us lived as humans, modern in form, in harmony with the ecosystems that sustained us, and now very few do. Ten thousand years ago, one tiny group made the profound mistake of overthrowing their equality and collected knowledge of what works, replacing honed pracicality with the first top-down hierarchy. They made war on weeds and "pests" for the first time, and the result was a food surplus. Like every animal, this led to unsustainable extra births and overcrowding, so they started the habit of conquering. Sumer, Babylon, Egypt, Greece, Rome, Persia, China, England, Dutch, Spain, French, and eventually the American colonialist conquering empires gradually and brutally overran all the Wilderness and all other tribes until there are hardly any left. Those who colonized taught us that colonizing is the history of the world, but the world is far older than that, and so is our place in it. Guess what? Our place is not as masters holding dominion.
Great, becaus it's lonely at the top (besides, where does one find the "top" of a networked sphere?).
Ten thousand years is but a third of a percent of three million, a drop in the bucket. In only that short time, controlling hierarchies have brought us to mass extinctions, genocides, famines, plagues, the collapse of fisherise, to the brink of disaster, yet so many think power pyramids are somehow workable. Tribes are our looooong-term proven success, and they are still a satisfying way to live even now where they are allowed to. Humans are not inherently bad; it's just that most of us are trapped in systems that destroy. Luckily, not all of us, yet, and some of us are waking up.

We are not a cancer; we belong, and we can learn to feel our belonging again if we dare, learn to rejoin our great big family instead of making war on it. Deep stirrings still draw us to rituals and connections with each other and the WILD. As our sister species die off, there are throbbings and kickings in our wombs, ready to struggle back to life. Can you feel it?

lundi 24 mars 2014

Repas, type "chasseur-cueilleur" vivant en environnement civilisé

(Cet article est une réponse à un commentaire que mon ami "coyote" m'a laissé sur mon dernier article, intitulé "Manger comme un chasseur-cueilleur", publié le 22 mars 2014. Il était curieux de voir des exemples de menus. Ce qui suit est ma réponse)

En tous cas, plus question de revenir en arrière avec ça; méchante différence côté énergie. Et c'est le fun aussi parce qu'il y a le double d'énergie dans le gras, ce qui fait entre autres qu'on se sent pas trop plein et on a pas juste le goût de dormir après un repas.

Par exemple, un déjeuner typique c'est: 4-5 tranches de bacon. Ça c'est autant pour le goût que pour le précieux gras. Je me fais cuire ensuite de 3 à 5 oeufs dans ce gras. Des fois je vais me faire fondre un peu de fromage là-dessus. Parfois, j'ajoute à tout ça une ou deux boulettes de boeuf haché cuites soit dans le beurre, beaucoup de beurre, ou dans du suif, ou dans un mélange de suif et de beurre. L'important c'est de se bourrer la face de gras, lol, et de penser que l'excédant de protéines va se transformer en glucose dans le sang, ce que je veux éviter, du moins pour le moment, le temps que mon corps se réadapte le plus possible à fonctionner à partir du gras. Plus tard, peut-être que ça me dérangera moins de me bourrer la face de fruits sauvages, ou de patates douces par exemple pour ensuite assez rapidement revenir au mode "cétogène". En attendant, j'y vais mollo sur ce qui fait monter le taux de glucose dans le sang parce que je pense que c'est encore nouveau tout ça, et je veux que ce soit solidement ancré.

Je t'ai décrit ça comme étant un déjeuner mais ce type de lunch pourrait être n'importe-quand dans la journée. J'aime bien le boeuf haché aussi donc j'en mange souvent. Les oeufs c'est pareil. Je peux en manger entre 6 et 8 ou plus par jour sans me tanner.  Faud dire que je m'entraîne assez intensémment ça fait que je mange autant de protéines que je sens que j'ai besoin. J'expérimente avec les protéines et avec tout ça encore.

En gros, selon des études, notre alimentation, si on veut être en mode cétogénique, devrait se composer d'environ 80% de gras, 15% de protéines, et 5% de glucides. On aurait apparemment besoin d'un peu moins de protéines en mode cétogénique qu'en mode glucogénique. Faut boire peut-être un peu plus d'eau aussi, si j'ai bien compris parce qu'on fait moins de rétention.

Il faut un certain temps - variant de 2 à 6 semaines, selon chacun - pour passer du mode gluco-adapté au mode céto-adapté parce que le corps doit se (re)mettre à produire les enzymes nécessaires. Au début de cette période de transition il faut s'attendre à avoir des baisses d'énergie, peut-être d'avoir faim, et dans certains cas de prendre un peu de poids aussi. Mais tout se régularise une fois céto-adapté.

J'aime bien le pemmican aussi. Ça fait une bouffe qui se transporte facilement et qui dépanne en tout temps. On pourrait apparemment vivre sur le pemmican s'il le fallait. Je me fais régulièrement des shakes aux oeufs crus et un peu de lait. Je sais pas si je tolère très bien le lait, alors j'y vais mollo avec ça. Surtout que j'ai pas accès au lait cru.

À part de ça, et bien, je mange un peu de poisson, de poulet, et autres produits animaux. J'ai essayé l'huile de noix de coco, qui est haute en gras saturé, ce qui est excellent, mais je préfère les gras animaux. Je mange aussi un peu de légumes comme le brocoli, par exemple - que je fais baigner dans le beurre, lol - et un peu de fruits. Faut juste penser que les fruits et les aliments hauts en amidon (patates, bananes, pâtes, pain, etc.) font monter le taux de glucose sanguin assez vite.

Au début, il y a trois ans environ, j'avais pas compris à quel point le gras est primordial, ça fait que j'en mangeais pas assez et j'ai maigri un peu. Avec le temps et à force d'expérimenter j'arrive maintenant à trouver le niveau auquel je me sens bien et qui me permet de me renforcer et de me faire du muscle.

Ah oui, il faut savoir que le corps produit "l'hormone de stress", le cortisol, lorsqu'il fait face à un stress. Et ce cortisol, et bien, il fait grimper le taux de glucose sanguin. C'est très bien pour fuir, combattre, etc. mais il faut éviter, ou du moins apprendre à gérer le stress, si on ne veut pas retomber et demeurer trop longtemps en mode gluco-adapté. Le manque de sommeil c'est pareil. En fait, toute forme de stress, si j'ai bien compris.

En deux mots: bouffes du gras en masse, amuses-toi, sois actif et relaxe, lol...euh, c'était onze mots, en fait.  :¬)

samedi 22 mars 2014

Manger comme un chasseur-cueilleur

Il y a environ trois ans j'ai commencé à expérimenter avec mon alimentation en réduisant ma consommation de glucides et en augmentant celle des gras - surtout des gras animaux.

Et bien, maintenant, ça fait des mois que je me nourris pas mal exclusivement de cette façon. C'est-à-dire que je consomme très peu (certains jours pas du tout) de céréales, ou d'autres aliments qui font grimper le taux de glucose dans le sang, tels que par exemple: les fruits, pommes de terre, pâtes, pain, etc. Au lieu de ça, je vais chercher mon énergie dans le gras animal, oeufs, beurre, et possiblement dans les protéines - que mon corps transforme en glucose - lorsque j'en consomme plus que nécessaire.

Je crois que je suis maintenant assez bien adapté ("keto-adapted" en anglais, de ketone/ketosis, ou ceto-adapté, peut-être, en français?) à cette diète "cétogénique". Être céto-adapté, en résumé, ça veut dire que maintenant mon corps a réappris à tirer son énergie de cétones que mon foie produit à partir du gras, au lieu de tirer son énergie à partir du glucose comme avant. Et le peu de glucose que mon corps a besoin, il le fabrique lui-même par un processus inné dont j'ai oublié le nom. On aurait en moyenne 2 000 calories de réserves lorsqu'on est en mode "gluco-adapté", tandis qu'en mode "céto-adapté" on en a en tout temps environ 40 000, oui vous avez bien lu, 20 fois plus d'énergie en réserve...

Un des effets de cette diète est que par exemple à cause de cette réserve d'énergie énorme, je peux déjeuner, ensuite m'entraîner en force très intensémment, être actif toute la journée et attendre au soir avant de manger sans m'affaiblir ni avoir de baisses de sucre ou tout autres désagréments liés à mon ancienne diète soi-disant "santé" haute en glucides et faible en gras. Je me force quand-même à manger même si j'ai pas vraiment faim puisque je suis déjà assez maigre comme ça et que je m'entraîne pour me renforcer et prendre de la masse musculaire. Et ça marche très bien. Je suis plus fort, je me fais plus de muscle et je suis plus en santé que jamais.

Après tout, on a, à 99,99%, les mêmes gènes que nos ancêtres chasseurs-cueilleurs avaient. Et notre espèce a bouffé comme ça pendant les premiers 99,6% de notre histoire.